over-blog.com

Options

Fermer

Rechercher Rechercher
Administration
Connexion
Je n'ai pas encore de blog… Créer un blog

Une dernière séance

Une dernière séance

Le blog d'une récente expatriée de la sphère allociné et nouvelle membre d'Extérieur nuit, l'émission cinéma de Radio Campus Paris (tous les mercredi, 19h-20h, 93.9).

Accueil Article suivant

Jusqu'en enfer / Sam Raimi





Sortie: 27 mai 2009

> L'histoire: Christine Brown, spécialiste en crédit immobilier, vit à Los Angeles avec son petit ami, le Professeur Clay Dalton. Tout va pour le mieux jusqu'au jour où la mystérieuse Mme Ganush débarque à la banque et la supplie de lui accorder un crédit supplémentaire pour sa maison. Christine hésite entre la compassion et la pression de son patron, Mr Hicks, qui la voudrait plus ferme avant de lui octroyer une promotion. Fatalement, Christine choisit sa carrière, même si sa décision met Mme Ganush à la rue. Pour se venger, la vieille femme jette la malédiction du Lamia sur Christine, transformant sa vie en un véritable cauchemar. Hantée par un esprit malfaisant, incomprise de son petit ami, elle se fait aider du médium Rham Jas, qui l'entraîne dans une course frénétique contre la damnation éternelle, pour inverser le sortilège...

Ne connaissant pas l'univers de Sam Raimi avant la saga Spider-man, c'est avec surprise et envie que je suis partie à la découverte de ce Drag me to hell, titre beaucoup plus percutant en anglais ! Zzzzzz. C'est pourtant un tout autre type de frayeur qu'impose immédiatement ce nouveau long métrage, la séquence d'ouverture se révélant d'un kitsch absolu, dévoilant toutes les ficelles de la mise en scène du cinéaste. Zzzzzz. Sauf qu'une fois passé les cinq premières minutes, Sam Raimi reprend les reines en s'en donnant à coeur joie, livrant une oeuvre horrifique mais néanmoins très drôle. Zzzzzz. Situations farcesques, effets crades réjouissants et dialogues farfelus venant alléger la tension palpable tout au long du récit. Zzzzzz. Le film est ainsi diablement efficace lorsqu'il s'agit de faire peur, faisant sauter de son fauteuil malgré des effets un poil trop visibles. Zzzzzz. Une pure oeuvre de détente pour tous les amateurs du genre, idéal en séance de minuit durant ce festival de Cannes.

> Malheureusement, impossible de vous en dire plus sur ce Drag me to hell tant cette séance de minuit fut pour moi un lieu de sieste idéal. Malgré les cris de la salle et de l'écran, je me suis littéralement assoupie, recroquevillée tel un petit foetus dans mon fauteuil. Ouvrant les yeux, malgré moi, à des endroits stratégiques, ce qui me permis de voir l'intrigue quasi de A à Z et de me faire un avis, un poil tronqué, je vous l'accorde, sur ce long métrage. En en rediscutant après, il semble d'ailleurs bien que je n'ai rien loupé d'essentiel au niveau de la trame scénaristique, dormant pratiquement durant toutes les scènes horrifiques ! Le fonctionnement du cerveau humain reste décidément encore un bien grand mystère. Pour la peine, j'ai décidé exceptionnellement de laisser la parole à Justine, l'une de mes copines de vadrouille cannoise, grande amatrice du genre, restée bien éveillée durant toute la séance. Le but, que vous ayez un avis beaucoup plus légitime sur ce nouveau Sam Raimi. Enjoy:

" C'est avec appréhension et beaucoup d'excitation que je me suis rendue à la projection de Drag me to hell. La scène d'intro laisse d'abord dubitatif. Un gamin gitan se fait aspirer par les enfers sous les yeux de ses parents et d'un médium. Mais il faut passer les effets spéciaux douteux et le sentiment de déjà vu de cette scène car elle est tout de même bien efficace, s'enchaînant avec un générique de malade aux couleurs de la sorcellerie du Moyen-Age. Sam Raimi reprend bien son film pour ne plus jamais le lâcher. Ponctué par l'apparition d'une gitane tout ce qu'il y a de plus écoeurant et flippant, on se retrouve ainsi piégé par la même peur que l'héroïne. Tout d'abord déçu de ne pas assister à du gore pure, ce film d'épouvante m'a conquis par la force du personnage principal et les références notables à Robert Wise et sa Maison du diable. Plutôt qu'à un Hantise de bas-étage, modèle du film d'horreur raté qui a tendance à se multiplier à notre époque. En gros, Drag me to hell est aussi efficace sur le plan de l'épouvante que du bien sale et dégueulasse, sans oublier le côté trippant indispensable pour les amateurs du genre. Le must, un combat de vingt minutes dans une voiture entre une gitane suintante et immonde et une blonde sainte nitouche... Comment louper ça ?!"

Publié le 23/05/2009 à 19h15 dans Cannes 2009

Accueil

Retour sur le site classique