En salle en 2010

Dimanche 15 août 2010 7 15 /08 /2010 12:36

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Sortie: 22 septembre 2010

> L'histoire: En partance pour l'étranger, Omar (Omar Ben Sellem) rompt avec Emmanuel (François Sagat). L'histoire d'une rupture, entre Gennevilliers et New-York.

Au départ, il y a l'invitation d'un metteur en scène. Celle de tourner quelques à jours à Genevilliers dans l'un des quartiers de la ville pour un projet de court métrage. Puis, il y a un voyage à New York, filmé en caméra DV, tel un journal intime. Homme au bain, c'est ainsi la réunification de ces deux projets indépendants autour d'une histoire, en apparence, prétexte, celle d'une rupture entre Omar et Emmanuel. Inscrivant le film au sein d'une filmographie singulière, celle de Christophe Honoré, cinéaste adulé, obsédé par la figure de la perte. Qu'elle soit celle d'un être cher dans Dix-sept fois Cécile Cassard ou Les Chansons d'amour, d'un amour dans Dans Paris, de l'innocence dans Ma mère ou d'une situation stable dans Non ma fille, tu n'iras pas danser. Dans Homme au bain, le cinéaste construit son film autour du point de vue de deux membres d'un même couple, suite à leur rupture. Celui qui quitte et celui qui est quitté. Apprenant chacun de leur côté à vivre de nouveau sans l'autre. D'un côté, il y a Emmanuel, le quitté donc, resté dans l'appartement du couple à Gennevilliers le temps du voyage d'Omar. Cherchant dans le sexe et les rencontres d'un soir un peu de réconfort. De l'autre, Omar, parti à New-York accompagné Chiara Mastroianni pour la promotion d'un film - l'histoire d'une femme fragile et dépassée par les événéments... soit Non ma fille, tu n'iras pas danser. S'entichant rapidement de Dustin (Dustin Segura-Suarez), sorte de cover boy ultra sexy. Voilà pour l'histoire... le reste n'étant qu'expérience cinématographique, Christophe Honoré construisant son film autour de matériaux filmiques protéiformes, passant du carnet de voyage à la fiction, voir même à une séquence onirique. Laissant tomber la parole, marque de ses précédents films, au profit du corps, filmé sous toutes ses coutures.

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Intitulant son oeuvre Homme au bain en référence à la toile de Gustave Caillebotte, montrant un homme nu sortir du bain, Christophe Honoré se sert alors du corps comme fil conducteur de son récit. Jouant de la carrure et du physique de ses acteurs, à commencer par François Sagat, acteur de films pornographiques gays - à l'affiche prochainement du L.A Zombie de Bruce LaBruce. Avant la performance, il y a ainsi le corps, tout de muscles et de tatouages, donnant presque l'impression d'un plastic boy. Le cinéaste jouant dès lors du contraste entre son physique ultra impressionnant, filmé la plupart du temps nu, à la douceur qu'il dégage. Emmanuel, sa voix posée et sa tendresse, dansant de manière ultra féminine devant un miroir avant de se révéler extrêmement viril au lit. Dessinant sur le mur du salon le portrait d'Omar avant de s'effondrer en larmes. Ne trouvant du réconfort que dans les bras de garçons eux aussi là pour leur simple physique, comme des ersatz d'Omar. D'abord, il y a ce sosie parfait - au point que l'on croit presque au départ à un flash-back -, dont Emmanuel entourera bientôt le visage de scotch pour ne garder que la moustache, marque de son amant envolé. Puis, il y a ce petit étudiant, même physique maigrelet, bientôt travesti d'un peignoir léopard que porte justement Omar sur la photo derrière lui. Incapable d'oublier son partenaire, Emmanuel se jettera ainsi à corps perdu dans les one shot, reproduisant - inconsciemment ? - les mêmes schémas en ne couchant qu'avec des sosies. De corps, il en est aussi question dans la partie new-yorkaise, Omar tombant sous le charme d'un garçon "ressemblant à Al Pacino". Lui que l'on n'entendra jamais vraiment parler, filmé uniquement comme un cover-boy, telle une jolie poupée que l'on se verrait bien déshabiller. Et tandis que les Two Doors Cinema Club chantent "Come back home" - comme un cri du coeur d'Emmanuel -, Christophe Honoré filme la montée du désir de l'autre côté de l'Atlantique, autour de ce garçon fantasmé. Livrant des séquences d'une charge érotique impressionnante, le filmant dans son plus simple appareil, du bain au lit. Donnant à voir, par deux parties distinctes, l'acceptation de la perte à Gennevilliers contre l'ouverture de nouvelles possibilités à New York... avant que la solitude ne rattrappe celui qui quitte.

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Oeuvre sans doute un peu plus exigeante que ses précédentes, de part sa liberté de ton et de formes, Homme au bain se révèle la chronique d'une perte où le sexe sert de monteur au récit. Ouvrant la porte d'une sphère intime rarement mise à l'écran. Qu'il soit une sorte d'exutoire ou une marque d'amour. Dans tous les cas, Christophe Honoré filme les corps tels qu'ils sont, le plus souvent dans leur nudité la plus crue. Donnant presque parfois à voir des sortes de tableaux vivants. A commencer par un François Sagat prenant des pauses subjectives, moyennant quelques billets. Jouant de la forme de son récit, n'hésitant pas cuter dans la musique afin de créer des instants de silences étouffants, Christophe Honoré livre ainsi une oeuvre emplie d'une liberté salvatrice, s'inscrivant définitivement dans l'héritage de la Nouvelle Vague. Non plus pour son art de la parole - et son hommage quant à la forme - comme dans sa trilogie parisienne, mais par la vivacité de sa mise en scène, débarrassée de toutes règles de narration traditionnelle. On en ressort sans doute un peu décontenancé mais profondément hanté par cette chronique sexuelle et musicale, passant d'une séance de fessées musclée à une épilation en plein air.

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Crédit photo: Le Pacte

Par Limess - Publié dans : En salle en 2010
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Samedi 14 août 2010 6 14 /08 /2010 14:12

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Sortie: 11 août 2010

> L'histoire: Alors qu'il est envoyé sur le terrain afin de régler une affaire, Lou (Casey Affleck), shérif de fonction, tombe sous le charme de Joyce (Jessica Alba), jeune et belle prostituée. Entre eux, l'attraction est immédiate, la romance brutale, réveillant en Lou un penchant certain pour la violence domestique. Jusqu'à ce qu'il décide, un soir, d'assassiner Joyce...

Réalisateur ultra prolifique, Michael Winterbottom revient sur le devant de la scène avec The Killer Inside Me, oeuvre à la sulfureuse réputation depuis sa projection lors du dernier festival de Berlin. Adapté du roman de Jim Thompson, Le Démon dans ma peau, le réalisateur suit les tribulations de Lou, homme tout ce qu'il y a de plus ordinaire si ce n'est un goût certain pour la violence. Nous sommes dans l'Amérique des années 50, au coeur d'une de ses petites villes texanes où tout le monde se connaît. Fiancé à une jolie poupée (Kate Hudson), belle maison et métier valorisant (il est shérif), Lou s'apparente à un citoyen lambda. Vivant auprès de ses concitoyens le plus naturellement du monde. Pourtant, Lou n'a rien d'un "citoyen lambda", lui qui en voix-off laisse rapidement apparaître une personnalité dérangée. Envoyé sur le terrain afin de régler une affaire, Lou rencontrera Joyce (Jessica Alba), charmante prostituée au tempérament de feu. Réveillant en lui des pulsions sexuelles et morbides qu'il pensait pourtant bien enfouies. Débutant leur relation par une série de coups que ne réfutera pas la belle. Engagé dans une plaisante romance sadomasochiste, Lou y verra pourtant bientôt le moyen d'assouvir sa vengeance contre un promoteur immobilier, se servant dès lors de Joyce comme un appat. Et c'est parti pour un déchaînement de violence, Lou, face caméra, la ruant bientôt de coups avant de la laisser pour morte, comme une ultime preuve d'amour. Donnant lieu à une scène particulièrement dérangeante, posant là l'atmosphère de l'oeuvre. S'appuyant sur une réalisation et une image léchées, Michael Winterbottom tisse ainsi, doucement, le portrait d'un serial killer au sein d'une Amérique encore peu encline à la violence. Reprenant son emploi de gardien de l'ordre le lendemain d'un meurtre, comme si de rien n'était. Construisant non pas son film sur un whodunit - qui a commis le meurtre ? - mais bien dans la tête du tueur, faisant part de ses doutes quant à la réussite de son plan comme de ses nouvelles pulsions destructrices.

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Dès lors, Michael Winterbottom avait en main toutes les cartes pour livrer une oeuvre percutante. A commencer par la présence de Casey Affleck, impressionnant dans la peau de Lou. Jouant de sa voix nasillarde et d'un débit de parole maîtrisé. Campant un serial killer à la tranquillité dérangeante, content de la mise en oeuvre des opérations. Car The Killer Inside Me fonctionne sur la confrontation progressive entre Lou et certains de ses détracteurs, persuadés de sa culpabilité. D'un journaliste digne de Colombo à un inspecteur clairvoyant. Pourtant, rien de quoi l'inquiéter, lui qui reste persuadé d'avoir accompli le crime parfait, ne se posant pas plus de questions que cela quant aux changements de comportement de ses coéquipiers. Supprimant au fur et à mesure les moindres petites preuves qui pourraient apparaître. Préparant bientôt son nouveau coup. Faisant le choix d'une mise en scène plutôt contemplative, Michael Winterbottom ne résiste pourtant pas à l'envie de justifier le comportement de Lou. Se laissant aller à la psychologie de comptoir dans des flash-back grossièrement insérés au récit. Lou, finalement, ne faisant que perdurer les perversions de ses parents, dans les bras de Joyce comme d'Amy. Les coups faisant consciemment et pleinement parti de l'acte sexuel avant de se mêler à des pulsions meurtrières. De quoi s'attendre à une oeuvre plutôt malsaine, fallait-il encore que Michael Winterbottom y insuffle un rythme. The Killer Inside Me se révélant rapidement une oeuvre à la tension inexistante, n'arrivant jamais vraiment à décoller. Il y avait pourtant de quoi dans ce portrait de tueur mêlant sexe et brutalité... on en ressort paradoxalement presque gênés de ne pas avoir été plus dérangés...

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Crédit photo: Mars Distribution

Par Limess - Publié dans : En salle en 2010
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Jeudi 12 août 2010 4 12 /08 /2010 15:11

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Sortie: 04 août 2010

> L'histoire: Femme de ménage dans un hôtel, Sonia (Ksenia Rappoport) rencontre, lors d'un speed dating, Guido (Filippo Timi), ancien policier. Mais alors qu'ils apprennent tout juste à se connaître et à s'apprivoiser, le drame viendra bientôt les rattraper...

Spoilers. Premier long métrage de Guiseppe Capotondi, L'Heure du crime démarrerait presque comme une banale histoire d'amour. A une séance de speed dating, Sonia (Ksenia Rappoport, meilleure actrice lors du festival de Venise 2009), femme de ménage, rencontre Guido (Filippo Timi, vu dans Vincere), ancien policier. L'échange est bref, les regards insistants, l'attraction immédiate. Mais difficile de se dire concrètement les choses quant on est deux écorchés de la vie, Sonia souffrant visiblement de problèmes affectifs, Guido ayant récemment perdu sa femme. Suivant de manière assez contemplative la naissance d'un amour, Guiseppe Capotondi adopte une posture quasi naturaliste. Filmant les deux amants au plus près, marchant dans une forêt automnale. Jusqu'à ce que les deux se retrouvent malencontreusement au coeur d'un cambriolage et que Guido se fasse assassiner. La rupture est radicale, le choc assez brutal, le cinéaste passant irrévocablement de la romance au polar. Essayant de retrouver une certaine normalité quotidienne, Sonia tente alors difficilement de se remettre d'un tel éclat de violence. Elle qui sera bientôt hantée par la figure de Guido, transformant là encore le polar en oeuvre lynchienne. Pourtant, quelque chose semble clocher dans cet univers de carton pâte. Les artifices semblant trop gros, les ficelles trop voyantes. A se demander si tout cela ne serait pas un rêve ? Non, il n'oserait pas nous refaire encore le coup ! Et pourtant, bam... Après presque la moitié du film, revirement de situation, ce n'est pas Guido qui fut touché par la balle mais Sonia, elle qui était depuis tout ce temps plongée dans le coma. Retour à la réalité. Reprise du récit comme si de rien n'était... ou presque. Soit une flopée de pirouettes scénaristiques qui, si elles ont indubitablement de quoi fonctionner, finit ici doucement par lasser. Guiseppe Capotondi se perdant dans les méandres d'un scénario qui, à vouloir faire compliqué, s'avère au final extrêmement factice...

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Pourtant, que de bonnes idées dans cette Heure du crime, le réalisateur construisant en permanence son film sur la figure du double. A commencer par les horaires doubles (23:23, 14:14...), rythmant l'oeuvre tout du long. C'est d'abord des personnages extrêmement ambigus. Guido, homme attachant, cachant au fond de lui une face violente de sa personnalité à laquelle Filippo Timi, son charme et ses yeux globuleux apportent une certaine profondeur. Sonia, de l'autre, femme à priori de confiance mais dont on viendra bientôt à douter de l'innocence quant à la gestion du cambriolage. Et puis, il y a cette fameuse opposition entre rêve et réalité, fonctionnant sur la concordance de certaines figures. Du prêtre au policier, du soupçon envers Sonia à une photo prise à Bueno Aires. Sans être désagréable, L'Heure du crime distille ainsi un drôle de sentiment. Difficile de ne pas être touché par le couple central malgré un manque flagrant d'émotions. Par les thèmes qu'il aborde malgré un scénario extrêmement alambiqué. Et si Giuseppe Capotondi avait ainsi de quoi séduire, il semble au contraire s'être tiré une balle dans le pied, loupant de peu son premier essai derrière la caméra. Ecrasé sous le poids de références cinématographiques, d'Alfred Hitchock (Vertigo) à Brian de Palma (Blow out). Dommage.

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Crédit photo: Bellissima films

Par Limess - Publié dans : En salle en 2010
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Mercredi 11 août 2010 3 11 /08 /2010 14:09

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Sortie: 11 août 2010

> L'histoire: Solitaire, William, 17 ans, passe ses journées sur Internet et ouvre un forum de discussion afin de discuter avec des adolescents de la ville. Il est bientôt rejoint par Eva, Emily, Mo et Jim, qu'ils invitent à vider leurs sacs...

Présenté au dernier festival de Cannes, sélection Un certain regard, Chatroom marque le retour en Occident d'Hideo Nakata, plusieurs années après ses propres remakes américains de la saga The Ring. Installé en Angleterre, il y suit les déboires d'un groupe d'adolescents, réunis régulièrement sur un forum de discussion sur internet, la dit "Chatroom". Partant d'une idée plutôt originale, Hideo Nakata propose à travers son film une matérialisation visuelle d'internet. Soit un couloir donnant accès à une multitude de pièces, tout comme internet permet de se balader d'un forum à un autre. Dans l'une de ces pièces se rencontreront donc cinq adolescents, au sein d'un forum de discussion créé par William (Aaron Johnson, héros de Kick-Ass). L'occasion de se faire de nouveaux "amis virtuels" et de déballer son sac quant à ces problèmes quotidiens. Les parents, les amours, l'école, le manque de confiance en soit... Chacun donnant des conseils, partageant avec les autres leur propre expérience. Jusqu'à ce que William prenne en grippe l'un d'entre eux, Jim (Matthew Beard), adolescent mal dans sa peau, le poussant petit à petit à commettre l'irréparable... Ouh, le vilain ! Car là où un thriller virtuel avait de quoi être alléchant, Hideo Nakata s'embourbe peu à peu dans une série de clichés éculés, faisant de Chatroom une sorte de manuel préventif quant aux dangers d'internet. C'est bien connu, les adolescents passant leur temps dans le monde virtuel étant tous, é-vi-dem-ment, des jeunes à problèmes. Et c'est parti pour un catalogue de stéréotypes, les adolescents d'Hideo Nakata étant soit des psychopathes, soit des dépressifs, soit des petits bourges aux problèmes insignifiants. D'abord, il y a William, donc, à l'origine de cette fameuse Chatroom. Lové au sein de sa chambre, les rideaux tirés, celui-ci se réfugie sur internet afin de fuir ses problèmes familiaux. Lui qui ne supporte pas l'amour débordant de ses parents vis à vis de son frère aîné. Cherchant sur internet une cible afin de le pousser au suicide, trouvant son bonheur dans la destruction d'autrui. Autour de lui, Eva (Imogen Poots), jeune mannequin qui aimerait bien s'éloigner de ses copines "bitchies" dont elle se sent supérieure; Emily (Hannah Murray, échappée de Skins), bourgeoise coincée qui aimerait provoquer ses parents; Mo (Daniel Kaluya), amoureux d'une petite fille de 11 ans et qui se demande s'il n'est pas pédophile; et Jim, dépressif sous calmants. La question étant maintenant de savoir si l'un d'entre vous se retrouve dans l'un de ses portraits ?

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Nous entraînant dans un univers pop, surchargé et ultra coloré, passant de pièces "forum des discussions" à des profils caractérisant chaque personnage, Hideo Nakata nous invite peu à peu dans les recoins les plus sombres d'internet. Séances d'humiliation, pédophiles cachés derrière des avatars de jeunes filles, plateforme où l'on peut se défouler, chacun y est libre de déverser sa haine et ses colères. Une face obscure d'internet, certes bien réelle sur la toile, ne nous mentons pas, mais dont Hideo Nakata se sert pour stigmatiser le tout. Le cinéaste surlignant en permanence les perversions d'internet, s'appuyant pour cela, à coup de gros plans subjectifs, sur le personnage de William. Et il faut le voir, Aaron Johnson, surjouant le tout, sourire en coin, deux expressions faciales seulement, baissé doucement la tête sur le côté afin de prouver à quel point il est démoniaque. Au point de rendre le tout particulièrement risible, voir même énervant. Hideo Nakata s'octroyant le droit à des raccourcis des plus hallucinants afin de booster son récit, à commencer par le piratage d'un ordinateur à l'aide d'un téléphone portable. Wouah ! Grossièrement écrit, grossièrement réalisé, grossièrement interprété, Chatroom se révèle ainsi vite une oeuvre particulièrement indigeste. Prouvant à quelle point une idée originale ne donne pas forcément lieu à un bon film quant le reste ne suit pas. Et à ceux qui ont fait un procès facile à L'Autre monde, intriguant deuxième long métrage de Gilles Marchand, quant à sa vision d'internet... courez donc voir Chatroom. Sur le même sujet, l'autre vous paraîtra tout de suite d'une justesse incroyable !

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Crédit photo: Diaphana Films

Par Limess - Publié dans : En salle en 2010
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Mardi 10 août 2010 2 10 /08 /2010 13:49

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Sortie: 11 août 2010

> L'histoire: De nos jours, à Manhattan. Balthazar Blake (Nicolas Cage), un grand sorcier, n'arrivant pas à défendre seul la ville contre son pire ennemi, part à la recherche d'un apprenti. Il tombe bientôt sur Dave Stutler, enfant à l'imagination un peu trop débordante avant de le perdre de vue. Jusqu'à ce qu'il le retrouve, plus année plus tard, alors que celui-ci est un adulescent...

A l'heure où Inception cartonne au plus haut point, qu'en est-il des autres blockbusters estivaux ? Nicolas Cage, en ce mois d'août, prenant la suite de Tom Cruise et de son frénétique Night and Day. Retrouvant pour l'occasion l'équipe de Benjamin Gates, Jerry Bruckheimer à la production, John Turteltaub à la réalisation. Et il faut dire que cet Apprenti sorcier a de quoi surprendre, renvoyant aux meilleures productions Bruckheimer, à commencer par le premier Pirates des Caraïbes. C'est d'ailleurs sur un mode plutôt similaire que se construisent les deux films, suivant deux, puis trois personnages, en la figure du sage, de son apprenti et de la bien-aimée de ce dernier. Remplaçant Johnny Depp, Orlando Bloom et Keira Knightley par Nicolas Cage (tous cheveux dehors), Jay Baruchel et l'inconnue Teresa Palmer. Dans un Manhattan de nos jours, Balthazar, l'un des plus grands sorciers de son temps, part à la recherche d'un apprenti afin de protéger la ville de son ennemi juré, Maxim Horvath (Alfred Molina, décidément abonné à ce genre de productions). C'est alors qu'il tombera par hasard sur Dave, petit garçon à l'imagination débordante. Mais catastrophe sur catastrophe, Balthazar le perdra bientôt de vue... avant de le retrouver plusieurs années plus tard. Devenu étudiant, Dave passe désormais son temps dans les sous-sols de Manhattan, trouvant son bonheur dans le bidouillage de bobines Telsa. Soit le prototype même du geek, passionné de physique-chimie et d'experiences en tout genre, découragé à l'idée d'aborder la plus jolie fille du campus, Becky. Pris sous l'aile de Balthazar, celui-ci va alors subir un entraînement des plus exigeants, découvrant des choses dont il ne soupçonnait pas l'existence. Et c'est parti pour un ballet d'effets spéciaux, transformant rapidement New York en un véritable terrain de jeu à ciel ouvert. Utilisant les infrastructures comme accessoires magiques, à l'instar de cette statue d'acier, devenant bientôt le moyen de locomotion privilégié des deux sorciers. Laissant sa place à des scènes d'action plutôt spectaculaires, à commencer par la poursuite d'un dragon dans un Chinatown en effusion.

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Pourtant, et les scénaristes l'ont bien compris, si L'Apprenti sorcier crée autant de sympathie, c'est qu'il réserve une place toute particulière à la mise en place d'un duo décapant. Balthazar et Dave. Nicolas Cage et Jay Baruchel. Proposant à ce dernier un rôle proche des comédies dans lesquelles il a fait ses armes - de En cloque, mode d'emploi au récent Trop belle ! -, jouant de sa voix nasillarde et de son corps élastique. Laissant reposer le tout sur un art savoureux des dialogues et de la repartie entre eux. Et il faut bien l'avouer, L'Apprenti sorcier fait souvent mouche, puisant aussi bien dans les références de la culture contemporaine - de Depêche Mode aux cartes Magic - que cinématographiques. Le film de John Turteltaub citant ouvertement Star Wars avant de rejouer des scènes de Fantasia / Merlin l'enchanteur. Car Balthazar n'est autre qu'un descendant de Merlin, faisant de Dave une sorte d'Arthur dans la production Disney. Lui proposant même de nettoyer son antre à l'aide d'un peu de magie. Clin d'oeil, oblige. C'est drôle sans en faire trop, le film rejouant la carte de la rencontre entre un pied nickelé et un vieux cynique. A ce jeu là, Nicolas Cage est d'ailleurs des plus crédibles, prouvant après Bad Lieutenant et Kick-Ass que 2010 est définitivement l'année de son retour.  Laissez donc de côté les effroyables premières minutes de l'oeuvre - résumant la situation à coup de ralentis excessifs - pour vous plonger dans un blockbuster des plus divertissants, savant mélange de comédie et d'action pure. Soit une oeuvre idéale pour les enfants, petits et grands... voir même très grands !

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Crédit photo: Walt Disney Studios Motion Pictures France

Par Limess - Publié dans : En salle en 2010
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Lundi 9 août 2010 1 09 /08 /2010 10:54

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Sortie: 11 août 2010

> L'histoire: Lorsque Peter (Aden Young) meurt brutalement, Dawn (Charlotte Gainsbourg) et ses enfants n'ont d'autres choix que d'apprendre à vivre sans la figure paternelle. Si Simone (Morgana Davies) voit dans l'arbre du jardin la réincarnation de son père, Dawn va, elle, peu à peu reprendre goût à la vie. Mais comment réellement avancer alors que l'ombre de Peter continue de planer sur la maison ?

Présenté en clôture du dernier festival de Cannes, L'Arbre marque la deuxième réalisation de Julie Bertuccelli d'une oeuvre fictionnelle, sept ans après Depuis qu'Otar est parti. Tout commence par la mort brutale de Peter. Dans la campagne australienne, celui-ci vit avec ses trois enfants et sa femme Dawn, à l'orée d'un arbre gigantesque, protégeant le foyer familial. Jusqu'à ce qu'il soit victime d'une crise cardiaque, laissant une famille désoeuvrée, sans figure paternelle. Adapté du best-seller de Judy Pascoe, l'Arbre du père, L'Arbre se penche ainsi sur le travail de deuil des différents membres de la famille. A commencer par Simone, la cadette, petit garçon manqué supportant mal cette perte. Incapable d'accepter que son père puisse avoir disparu, Simone se persuadera bientôt de la réincarnation de celui-ci dans l'arbre du jardin, lui qui ne peut les avoir définitivement abandonné. Passant son temps lovée au creux des branches, racontant à ce père de substitution ses aventures d'un jour, ses craintes du lendemain. Mais comment faire son deuil quant on refuse de se confronter à la réalité ? D'accepter l'idée d'un objet perdu à jamais ? Encore trop jeune pour se plonger complètement dans le réel, Simone verra alors en l'arbre l'occasion de faire perdurer une relation unique, celle singulière qu'elle entretenait avec son père en tant "qu'enfant préféré". Une réaction à l'opposé de l'aîné et de Dawn, prêts à intégrer la perte et à recommencer à vivre. Désormais seul maître à bord du vaisseau familial, Dawn va ainsi se retrouver à nouveau sur le marché du travail. Trouvant bientôt en George (le viril Marton Csokas), son nouveau patron, une épaule sur laquelle s'appuyer. Mais alors que sa fille en vient à croire à la réincarnation de Peter, Dawn ne pourra pas totalement se défaire de cette idée, y trouvant un moyen de combler le vide. Se nichant elle aussi au creux de l'arbre, à la recherche d'un peu de réconfort. Et il faut la voir, Charlotte Gainsbourg, habitant véritablement son personnage, se cacher derrière une branche telle une petite fille, à l'approche de sa vilaine voisine. Sans jamais faire dans la démonstration de sentiments, Julie Bertuccelli livre un film poignant sans jamais être plombant, proposant une oeuvre tragi-comique étonnamment solaire, portée par la beauté des paysages australiens.

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Il faut dire que la nature fait partie intégrante de l'oeuvre, la cinéaste distillant peu à peu à travers L'Arbre un certain mysticisme. Car alors que l'on vient à faire de l'arbre la figure du père, celui-ci semble parfois réagir comme tel. Attaquant la maison alors que Dawn fait un pas en avant. Se servant de la richesse culturelle de la terre australienne, Julie Bertuccelli livre ainsi une oeuvre où le deuil n'est plus une figure abstraite mais un élément tout à fait concret. L'arbre, d'abord chaleureux et protecteur, venant peu à peu étouffer la famille... tel le poids de la perte. Allant jusqu'à complètement envahir la maison, de par la présence de racines, de branches, d'animaux, aussi, agressant quotidiennement la famille. Faut-il couper l'arbre pour mieux guérir ou bien continuer à faire perdurer la figure paternelle, comme une branche à laquelle on se rattacherait ? Sans faire dans le symbolisme facile, L'Arbre interroge surtout sur les différentes étapes d'un deuil et ce retour à la terre nécessaire pour la famille, au sein de cette Australie aussi accueillante que primitive. Laissant ses acteurs faire des merveilles, à commencer par la très jeune et extrêmement talentueuse Morgana Davies, sidérante en Simone. Particulièrement bouleversant, L'Arbre se révèle ainsi une oeuvre d'une tendresse et d'une candeur sans pareille, parfois léger, parfois dramatique, rythmé, entre autres, au doux son des Cinematic Orchestra.

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Crédit photo: Les films du poisson

Par Limess - Publié dans : En salle en 2010
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Dimanche 8 août 2010 7 08 /08 /2010 19:05

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Sortie: 04 août 2010

> L'histoire: C'est les vacances. De retour de l'internat, Anna (Clara Augarde) retrouve une maison vide, délaissée par un père ayant quitté le foyer. Pourtant, elle aurait bien eu besoin de conseil, elle qui se retrouvera bientôt au prise de terribles doubles, à l'heure de la naissance du désir alors qu'elle est sur le point de faire sa confirmation.

A l'instar d'une flopée de jeunes cinéastes, Katell Quillévéré, pour ses premiers pas aux commandes d'un long métrage, s'essaie avec Un poison violent à la chronique adolescente. Présenté lors de la dernière Quinzaine des réalisateurs, le film suit les déboires d'Anna, jeune fille de 14 ans, à son retour de l'internat. Nous sommes au fin fond de la Bretagne, au sein d'un petit village où tout le monde semble bien se connaître. Et que de changements pour la jeune fille ! Anna retrouvant vite une maison récemment délaissée par son père, parti batifoler dans les bras d'une autre femme. Alors que sa mère (Lio) se morfond au lit ou sur les bancs de l'église, Anna trouvera un peu de chaleur auprès de son grand-père (Michel Galabru), alité dans la chambre du dessus. Pourtant, c'est bien d'une présence féminine dont elle aurait eu besoin, celle-ci découvrant, le temps d'un été, ce qu'est la montée du désir, le premier baiser, le premier amour... Rien de bien original à cet âge là si ce n'est qu'Anna, suivant les traces de sa mère, s'apprête à faire sa confirmation. Tiraillée entre l'esprit et l'appel du corps, elle en vient alors à douter d'elle-même comme de sa foi. Cherchant des réponses auprès des hommes qui l'entourent, de son grand-père au curé du village. Elle que l'on dit plus prête que les autres à faire son serment auprès de Dieu à l'heure où elle se verrait uniquement bien dans les bras de Pierre. De manière plutôt délicate, Un poison violent interroge ainsi l'impact de la religion sur ses fidèles. Opposant à la recherche de liberté et d'indépendance qu'est la période de l'adolescence, les interdits et les obligations liés à la foi... Sans pour autant écraser son récit par le thème de la religion, Katell Quillévéré décrit surtout, sur un mode contemplatif, les changements liés à l'adolescence. Que ce soit la perception face à son propre corps comme l'évolution du regard des autres. Pierre, probablement ami de toujours, ne s'accommodant plus de simples après-midi en forêt. Sa mère venant inconsciemment à la jalouser. Son grand-père, à la désirer.

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Se construisant autour de trois personnages, Un poison violent dépeint les bouleversements créés par la transformation du corps d'Anna, aussi bien sur son héroïne que sur les membres de sa famille. Jeanne, sa mère, ne voyant plus qu'en sa fille sa propre jeunesse perdue. Plaquée par son mari, celle-ci a surtout pris un sérieux coup à son ego, ne se voyant dès lors plus comme une femme désirable. Cherchant du réconfort dans la religion et plus particulièrement auprès du curé du village, bel italien à ses côtés depuis toujours. Au point de créer le trouble chez celui-ci. Et tandis que maman se confesse, Jean, le grand-père, ne peut rester insensible aux nouveaux charmes de sa petite fille, lui qui aimerait tant revoir "l'origine du monde" avant de casser sa pipe... Parfois sensible, parfois très ambigu, oscillant entre mélancolie et malsain, Un poison violent se distingue d'autres portraits d'adolescents par la subtilité de son scénario. La réalisatrice ne cherchant jamais à souligner ses propos, laissant la plupart du temps une scène - souvent silencieuse - parler pour elle-même. Une qualité comme un défaut, le film se faisant dès lors parfois assez opaque, laissant circonspect quant à ses intentions... On en ressort un peu décontenancé, preuve s'il en est d'une oeuvre singulière n'arrivant malheureusement pas totalement à créer l'adhésion.

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Crédit photo: Sophie Dulac Distribution

Par Limess - Publié dans : En salle en 2010
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Samedi 31 juillet 2010 6 31 /07 /2010 14:11

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Sortie: 11 août 2010

> L'histoire: Lassée d'attendre qu'on la propose en mariage, Anna (Amy Adams) décide de s'envoler pour l'Irlande afin de faire sa proposition à son fiancé Jeremy (Adam Scott). Mais les choses ne vont pas exactement tourner comme elle pouvait l'espérer..

A l'heure où ressort en salle l'éminemment culte Elle et Lui de Leo McCarey, qu'en est-il des comédies romantiques américaines d'aujourd'hui ? Les hommes ressemblent-ils tous à Ryan Reynolds ? Les femmes à Katherine Heigl ? Sommes-nous toutes des névrosées profondes ? A en croire Donne-moi ta main, pas tant que ça... Ouf ! C'est non pas à New York mais à Boston que nous faisons donc la connaissance d'Anna (Amy Adams, attachante), charmante décoratrice d'intérieure, fiancée depuis plusieurs années à Jeremy, cardiologue de renom. Job de rêve, petit ami sérieux, futur appartement luxueux... ne manque plus que la demande en mariage pour satisfaire complètement la belle. Sauf que dans la petite boite que lui offre Jeremy, point d'anneau sacré ! Résolue à se faire passer la bague au doigt le plus rapidement possible, Anna décide alors de prendre les devants. Elle ira rejoindre Jeremy à Dublin, où il s'est envolé pour un séminaire, à l'occasion du "Leap Year". Soit une coutume irlandaise où tous les 29 février de chaque année bissextile, une femme peut proposer en mariage celui qu'elle aime. Un problème d'avion puis de bateau plus tard et la voici en Irlande, loin de Dublin, au sein d'une contrée paumée où la seule distraction semble être le bar du coin. Derrière le comptoir, Declan, patron incroyablement sexy, barbe de cinq jours, incarnation même de la virilité au masculin. Evidemment, il l'accompagnera dans son périple. Evidemment, ils tomberont amoureux en chemin.

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Ne jouissant pas du scénario le plus original qui soit, Donne-moi ta main reprend à son compte les grands schémas de la comédie sentimentale traditionnelle. Distillant peu à peu au travers de son récit un romantisme des plus contagieux. Jouant évidemment de la mésentente entre Declan et Anna, choc des cultures oblige. Elle, sa valise et son téléphone de marque, ses jupes droites et ses talons aiguilles. Lui, son accent à couper au couteau, sa 4L rouge et son côté bourru. Et on a beau connaître la fin dès le départ, Donne-moi ta main fonctionne à 100%, bénéficiant d'un capital sympathie des plus efficaces de par la fragilité de son début. A commencer par le charme d'un certaine nombre de réparties qui tombent à l'eau et le cabotinage premier du très séduisant Matthew Goode. Dès lors, reposant sur son couple central, le film joue la carte des multiples rebondissements. Des vaches qui bloquent la route aux B&B réservés aux couples mariés. "Vous embrasserez bien votre femme quand même ?" lancera alors le tenancier. Et parce que l'Irlande n'est pas souvent au coeur des comédies romantiques, Donne-moi ta main en arriverait presque à créer un certain exotisme au sein d'une histoire au combien banalisée mais avec laquelle on aime encore à se faire avoir. Idéal pour réveiller son petit coeur d'artichaut.

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Crédit photo: Universal Pictures

Par Limess - Publié dans : En salle en 2010
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