Mardi 5 janvier 2010 2 05 /01 /2010 10:24

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Sortie: 06 janvier 2010

> L'histoire: Dans l'Egypte ancienne, en plein déclin de l'empire romain, la philosophe et scientifique Hypatie (Rachel Weisz) tente de préserver les connaissances accumulées depuis des siècles au beau milieu des guerres de religion qui font rage. Parmi ses disciplines, deux hommes se disputent son amour: Oreste (Oscar Isaac) et le jeune esclave Davus (Max Minghella), déchiré entre ses sentiments et la perspective d'être affranchi s'il accepte de rejoindre les Chrétiens, de plus en plus puissants...

Présenté hors compétition lors du dernier festival de Cannes, Agora n'est pas à proprement parlé une oeuvre dite "dans la grande tradition des péplums". Certes, péplum - passionnant qui plus est - il y a, sauf qu'Alejandro Amenabar se débarrasse très rapidement des codes souvent imposés par les américains, rompant avec une mise en scène très carrée, très classique. Dans Agora, il filme le destin de trois personnages dans une Egypte au bord du gouffre, lors du déclin de l'empire romain. Hypatie, d'abord, philosophe et femme la plus influente de la ville, gardant inconsciemment sous son joug Oreste, l'un de ses élèves, et Davus, son esclave, tous deux désespérement amoureux d'elle. Sauf que nous sommes au IV après J.C et que les chrétiens, nouvellement reconnus dans l'empire, sont prêts à tout pour imposer leur religion... Quitte à en massacrer plus d'un. D'où le côté épique du film d'Alejandro Amenabar, le cinéaste espagnol multipliant les intrigues, puis les temporalités, créant une oeuvre foisonnante et dense, donnant la part belle à un nombre toujours plus croissant de personnages. Donnant aussi un grain de folie à ce qu'il se passe alors, passant des massacres des polythéistes par les chrétiens, puis des juifs par les mêmes chrétiens, montrant à quel point la religion ne favorise en aucun cas la tolérance. Là est la grande idée d'Alejandro Amenabar, le cinéaste se plaçant toujours au dessus des hommes, usant des effets vus du ciel, comme s'il était un scientifique observant ses petits cobayes. Comme si un peuple extra-terrestre regardait la terre d'en haut. Dès lors, en imposant une telle idée de mise en scène, le cinéaste semble ainsi prendre du recul sur l'action qui s'y déroule, comme s'il jugeait ses massacres ou du moins, comme si il se débarrassait de toutes connotations moralisatrices possible. Agora est ainsi un péplum qui montre les faits, rien que les faits, sans chercher à juger une religion plus qu'une autre, se mettant uniquement du point de vue humain.

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Dès lors, le film d'Alejandro Amenabar se construit comme un choc entre plusieurs croyances. La croyance religieuse, bien évidemment, montrant la facilité avec laquelle naissent les guerres de religion. Mais aussi la croyance amoureuse et scientifique. Suivant Davus, d'un côté, incarné par le très sexy Max Minghella, tiraillé entre ses idéaux, son envie de liberté et les sentiments qu'ils éprouvent pour sa maîtresse. Hypatie, de l'autre, la toujours excellente Rachel Weisz, plongée dans ses recherches afin de comprendre comment marche le système solaire. Il en découle d'ailleurs un étonnant suspense quant à savoir si elle arrivera à déjouer les mystères de l'univers. Essayant par tous les moyens de comprendre comment fonctionne les planètes et le soleil, à savoir qui tourne autour de qui, alors que nous sommes nous mêmes, spectateurs, en possession de ses connaissances depuis déjà plusieurs siècles. Ajouter à cela une réflexion sur la place de la femme dans la société, le pouvoir et sur la liberté et vous voici avec Agora, fresque historique consistante et concise, condensant à elle-seule les différents maux de nos sociétés actuelles. Et si l'on peut regretter que le cinéaste ne traite pas plus de la possible histoire d'amour entre Hypatie et Davus - malgré un final d'une beauté renversante - et un montage parfois bancal, Agora reste dans tous les cas un véritable exercice de style en ce qui concerne le genre du péplum, de quoi sans conteste en surprendre plus d'un. Captivant, exaltant et galvanisant.

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1. Rachel Weisz: Une arnaque presque parfaite
> Festival internationnal de Cannes 2009: Hors compétition

Crédit photo: Mars Distribution

Par Limess - Publié dans : En salle en 2010
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Commentaires

ah ça fait envie ! j'avais vu les affiches, je crois que ça va être un de mes premiers films à voir cette semaine !
Commentaire n°1 posté par Phil Siné le 05/01/2010 à 16h23
nice good actress i find her very interesting..
Commentaire n°2 posté par paper writing le 25/06/2010 à 16h58

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