Sortie: 24 juin 2009
> L'histoire: Deux ans se sont écoulés depuis que Sam Witwicky a sauvé l'univers d'une bataille décisive entre les deux clans rivaux de robots extraterrestres. Malgré ses
exploits, Sam reste un adolescent préoccupé par les soucis des jeunes gens de son âge : alors qu'il s'apprête à entrer à l'université, il doit se séparer de sa petite amie Mikaela et de ses
parents pour la première fois de sa vie. Il lui faut aussi tenter d'expliquer son départ à son nouvel ami, le robot Bumblebee. Sam aspire à vivre une vie normale d'étudiant, mais il doit tourner
le dos à son destin pour y parvenir. Si Sam a fait ce qu'il a pu pour tirer un trait sur le conflit qui a eu lieu à Mission City et revenir à ses préoccupations quotidiennes, la guerre entre les
Autobots et les Decepticons, tout en étant classée secret défense, a entraîné plusieurs changements. Le Secteur 7 a ainsi été dissout et son plus fidèle soldat, l'agent Simmons, a été révoqué
sans ménagement. Résultat : une nouvelle agence, NEST, a été mise en place...
Ouverte en mai dernier par le Star Trek de J.J Abrams, la saison des blockbusters accueille cette semaine son troisième
candidat au titre - après Terminator Renaissance -, Transformers 2, toujours mené tambour battant pour le bourrin
Michael Bay. Et si je ne me souvenais plus des raisons qui m'avait poussé à ne pas aimer le premier épisode, il ne me fallu ici pas plus de 30
secondes pour que tout me revienne à l'esprit. Par une voix-off très grave, un gentil robot nous expose les enjeux de ce nouvel opus - autour de la mythologie de leur création -, déclenchant
immédiatement chez moi un petit rire nerveux. C'est donc parti pour 2h30 de projection, vous êtes priés de laisser vos cerveaux à l'entrée où ils vous attendront sagement dès la fin du générique
!
En pleine connaissance des différentes critiques qui ont pu être faites envers son premier épisode, Michael Bay revient sur le devant de la scène avec un
Transformers 2 beaucoup plus lisible dans ses combats, donnant cette fois-ci la part belle aux robots. Sauf que le cinéaste n'a pas encore conscience des
limites à ne pas franchir, filmant avec beaucoup de recul les scènes de combat au point de nous laisser totalement froid, proposant un nombre tellement grand de robots qu'ils n'ont plus aucune
identité. Excepté quatre ou cinq. Le pitch tient une nouvelle fois ici sur un post-it, alternant entre moments pseudo intéressants où il laisse voguer ses deux héros et des scènes
d'actions, certes très impressionnantes, mais beaucoup - beaucoup - trop présentes. Rien n'est moins important pour Michael Bay d'arriver le plus rapidement
possible à l'essentiel, soit le combat entre Autobots et Deceptions, proposant dès lors des accélérations scénaristiques incroyables. La plus géniale étant celle où
un Deception pirate un satellite au moment même où un général explique où se trouve les deux pièces les plus importantes pour ces robots. Ne négligeant pas sur le flot de détails très
croustillants pour les atteindre. On en applaudirait presque face à la performance !
Avec Transformers 2, Michael Bay nous livre ainsi sur plateau d'argent tout ce qu'il y a de plus débilisant et de beauf
dans les blockbusters américains. Une poupée plus vulgaire que glamour en la personne de Megan Fox, chevauchant sa moto de son corps photoshopé. Une
quantité de blagues toutes plus aptes les unes que les autres à tomber à plat, n'oubliant même pas l'actuelle grippe A. Des gags vaseux et graveleux, du copulage de chien au string du pathétique
John Turturro, pour qui l'on compatit dès sa première apparition à l'écran. Ajoutez à cela des scènes d'actions en pagaille, trouvant son apothéose dans les
45 dernières minutes finales. Soit le meilleur moment du long métrage pour piquer un petit somme, dont il ne faut d'ailleurs pas se priver. Rien de bien nouveau en apparence, donc, face au
premier épisode. En apparence seulement, Michael Bay ajoutant une petite touche personnelle à son long métrage. Transformers
2, c'est ainsi l'occasion pour le cinéaste de se faire extrêmement plaisir - par des plans, il faut bien le dire, assez forts - mais surtout de se complaire dans une sorte
d'autosatisfaction repoussante par de l'autocitation permanente, même pas second degré. De l'affiche de Bad Boys II dans la chambre de Shia Labeouf à la redite d'une scène de Pearl Harbor ou d'Armaggedon. Montrant aussi à l'écran
son regret face à la dissolution du gouvernement Bush, alors plus en adéquation avec l'atmosphère apocalyptique de ses films. Dans Transformers 2, il arrive ainsi l'hallucinante performance de donner le mauvais rôle à Barack Obama, faisant parler un
conseiller tête à claque à sa place, nous informant que celui-ci est parti se terrer dans son bunker dès la première explosion venue. C'est beau, c'est signé Michael Bay. Clap, clap, clap. Vous l'aurez compris, Transformers 2, dans le genre blockbuster décomplexé, n'est franchement pas le
plus réussit... Au point de nous faire attendre désormais le G.I Joe de Stephen Sommers... C'est dire !
Crédit photo: Paramount Pictures France
11.11 L'IMAGINARIUM DU DOCTEUR
PARNASSUS
21.10 LES HERBES FOLLES
07.10 FISH TANK
09.09 TAKING WOODSTOCK
26.08 UN PROPHETE
22.07 BRIGHT STAR
03.06 NE TE RETOURNE PAS / ANTICHRIST
27.05 LOOKING FOR ERIC / JUSQU'EN
ENFER / QUELQUE CHOSE A TE DIRE
13.03 MILLENIUM
06.05 UN
MARIAGE DE REVE
29.04 LA BOITE DE PANDORE / NO POPCORN ON THE FLOOR / MEURTRES A LA
SAINT-VALENTIN / INCOGNITO
22.04 ILS MOURRONT TOUS SAUF MOI ! / 17 ANS ENCORE / LA DERNIERE MAISON SUR LA GAUCHE / STILL WALKING
15.04 UN ETE ITALIEN / OSS 117: RIO NE REPOND PLUS / RACHEL SE MARIE / DANS LA BRUME ELECTRIQUE / LET'S MAKE MONEY / SOIS SAGE