Jeudi 25 juin 2009 4 25 /06 /2009 13:56




Sortie: 24 juin 2009

> L'histoire: Deux ans se sont écoulés depuis que Sam Witwicky a sauvé l'univers d'une bataille décisive entre les deux clans rivaux de robots extraterrestres. Malgré ses exploits, Sam reste un adolescent préoccupé par les soucis des jeunes gens de son âge : alors qu'il s'apprête à entrer à l'université, il doit se séparer de sa petite amie Mikaela et de ses parents pour la première fois de sa vie. Il lui faut aussi tenter d'expliquer son départ à son nouvel ami, le robot Bumblebee. Sam aspire à vivre une vie normale d'étudiant, mais il doit tourner le dos à son destin pour y parvenir. Si Sam a fait ce qu'il a pu pour tirer un trait sur le conflit qui a eu lieu à Mission City et revenir à ses préoccupations quotidiennes, la guerre entre les Autobots et les Decepticons, tout en étant classée secret défense, a entraîné plusieurs changements. Le Secteur 7 a ainsi été dissout et son plus fidèle soldat, l'agent Simmons, a été révoqué sans ménagement. Résultat : une nouvelle agence, NEST, a été mise en place...

Ouverte en mai dernier par le Star Trek de J.J Abrams, la saison des blockbusters accueille cette semaine son troisième candidat au titre - après Terminator Renaissance -, Transformers 2, toujours mené tambour battant pour le bourrin Michael Bay. Et si je ne me souvenais plus des raisons qui m'avait poussé à ne pas aimer le premier épisode, il ne me fallu ici pas plus de 30 secondes pour que tout me revienne à l'esprit. Par une voix-off très grave, un gentil robot nous expose les enjeux de ce nouvel opus - autour de la mythologie de leur création -, déclenchant immédiatement chez moi un petit rire nerveux. C'est donc parti pour 2h30 de projection, vous êtes priés de laisser vos cerveaux à l'entrée où ils vous attendront sagement dès la fin du générique !


En pleine connaissance des différentes critiques qui ont pu être faites envers son premier épisode, Michael Bay revient sur le devant de la scène avec un Transformers 2 beaucoup plus lisible dans ses combats, donnant cette fois-ci la part belle aux robots. Sauf que le cinéaste n'a pas encore conscience des limites à ne pas franchir, filmant avec beaucoup de recul les scènes de combat au point de nous laisser totalement froid, proposant un nombre tellement grand de robots qu'ils n'ont plus aucune identité. Excepté quatre ou cinq. Le pitch tient une nouvelle fois ici sur un post-it, alternant entre moments pseudo intéressants où il laisse voguer ses deux héros et des scènes d'actions, certes très impressionnantes, mais beaucoup - beaucoup - trop présentes. Rien n'est moins important pour Michael Bay d'arriver le plus rapidement possible à l'essentiel, soit le combat entre Autobots et Deceptions, proposant dès lors des accélérations scénaristiques incroyables. La plus géniale étant celle où un Deception pirate un satellite au moment même où un général explique où se trouve les deux pièces les plus importantes pour ces robots. Ne négligeant pas sur le flot de détails très croustillants pour les atteindre. On en applaudirait presque face à la performance !


Avec Transformers 2, Michael Bay nous livre ainsi sur plateau d'argent tout ce qu'il y a de plus débilisant et de beauf dans les blockbusters américains. Une poupée plus vulgaire que glamour en la personne de Megan Fox, chevauchant sa moto de son corps photoshopé. Une quantité de blagues toutes plus aptes les unes que les autres à tomber à plat, n'oubliant même pas l'actuelle grippe A. Des gags vaseux et graveleux, du copulage de chien au string du pathétique John Turturro, pour qui l'on compatit dès sa première apparition à l'écran. Ajoutez à cela des scènes d'actions en pagaille, trouvant son apothéose dans les 45 dernières minutes finales. Soit le meilleur moment du long métrage pour piquer un petit somme, dont il ne faut d'ailleurs pas se priver. Rien de bien nouveau en apparence, donc, face au premier épisode. En apparence seulement, Michael Bay ajoutant une petite touche personnelle à son long métrage. Transformers 2, c'est ainsi l'occasion pour le cinéaste de se faire extrêmement plaisir - par des plans, il faut bien le dire, assez forts - mais surtout de se complaire dans une sorte d'autosatisfaction repoussante par de l'autocitation permanente, même pas second degré. De l'affiche de Bad Boys II dans la chambre de Shia Labeouf à la redite d'une scène de Pearl Harbor ou d'Armaggedon. Montrant aussi à l'écran son regret face à la dissolution du gouvernement Bush, alors plus en adéquation avec l'atmosphère apocalyptique de ses films. Dans Transformers 2, il arrive ainsi l'hallucinante performance de donner le mauvais rôle à Barack Obama, faisant parler un conseiller tête à claque à sa place, nous informant que celui-ci est parti se terrer dans son bunker dès la première explosion venue. C'est beau, c'est signé Michael Bay. Clap, clap, clap. Vous l'aurez compris, Transformers 2, dans le genre blockbuster décomplexé, n'est franchement pas le plus réussit... Au point de nous faire attendre désormais le G.I Joe de Stephen Sommers... C'est dire !




Crédit photo: Paramount Pictures France 

Par Limess - Publié dans : En salle en 2009
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