Sortie: 09 octobre 1996
> L'histoire: Au début des années soixante-dix sur la côte nord-ouest de l'Ecosse, la communauté d'une petite ville célèbre à contrecoeur le mariage de Bess, jeune fille naïve
et pieuse, et de Jan, homme d'âge mûr qui travaille sur une plate-forme pétrolière. Leur bonheur va être brisé par un accident qui va paralyser Jan.
Complètement libéré de part son expérience sur la série L'hôpital et ses fantômes (dont je reparlerais plus tard), où il prit goût à une certaine immédiateté
de la mise en scène, Lars Von Trier revient à Cannes en 1996 avec une oeuvre radicalement différente de ce qu'il pu faire auparavant. Breaking the waves. Fini cette perfection presque maniaque de la mise en scène, place à un style beaucoup plus fluide, à une intrigue plus élaborée. Si l'oeuvre dénote en
premier lieu de sa trilogie européenne, c'est que le cinéaste donne avant tout le beau rôle à une femme, s'éloignant des intrigues mystérieuses et oppressantes en livrant un mélodrame puissant
sur la passion... Aussi bien amoureuse que du Christ. Bess, l'héroïne, est ainsi la bonté même, innocente et naïve, prête à se donner corps et âme à un autre. D'abord à l'église, donc, Bess
faisant passer sa vie personnelle après la rénovation du bâtiment, puis auprès de Jan, dont elle tombera follement amoureuse. Dans cette petite ville écossaise où le poids de la communauté guide
chacun de ses habitants, Bess s'épanouira par la sexualité, loin des pressions morales du village. Jusqu'à ce que Jan ait un terrible accident et se retrouve paralysé à vie.
Breaking the waves, c'est ainsi l'occasion pour Lars Von Trier de mêler deux sujets qui lui sont chers, à savoir la
sexualité et la religion, à travers cette histoire d'un amour passionnel et destructeur. Prête à tout pour sauver Jan, Bess, et sa foi sans limites, utilisera la sexualité dans tout ce
qu'il y a de plus dégradant dans l'espoir de maintenir encore en vie celui qu'elle aime.
Caméra à l'épaule, Lars Von Trier livre un fresque forte et bouleversante où il s'interroge sur le pouvoir de l'amour fou et l'ambiguïté de la foi.
Entrecoupant son oeuvre de fresques hypnotisantes au son des Who ou de David Bowie, Breaking the waves se vit comme une sorte d'expérience sensorielle, à travers cette descente aux enfers à la limite de l'insoutenable. Le film est d'ailleurs porté
entièrement sur ses épaules par une actrice alors non professionnelle, Emilie Watson. Elle qui illumine l'écran de sa candeur et de sa fraîcheur.
Avec Breaking the waves, le cinéaste amorce la première pierre de sa trilogie "Coeur d'or", bien loin de la froideur de sa trilogie européenne. Il fait avec
ce film l'exact chemin inverse, s'avançant pour la première fois sur la pente du sentimentalisme. Proposant une histoire particulièrement émouvante. En somme, le début d'une série de
reproches pour Lars Von Trier que l'on accusa dès lors de beau manipulateur. Arrivant à contrôler et à prévoir la moindre émotion chez le spectateur. Si il
l'est, c'est dans tous les cas avec beaucoup de génie, Breaking the waves étant sans conteste l'une de ses plus belles réussites. Sortez vos mouchoirs
!
1. Lars Von Trier: Antichrist / Images d'une libération / The element of crime / Epidemic / Europa
2. Udo Kier: Epidemic / Europa
3. Jean-Marc Barr: Europa
Crédit photo: Les films du losange
11.11 L'IMAGINARIUM DU DOCTEUR
PARNASSUS
21.10 LES HERBES FOLLES
07.10 FISH TANK
09.09 TAKING WOODSTOCK
26.08 UN PROPHETE
22.07 BRIGHT STAR
03.06 NE TE RETOURNE PAS / ANTICHRIST
27.05 LOOKING FOR ERIC / JUSQU'EN
ENFER / QUELQUE CHOSE A TE DIRE
13.03 MILLENIUM
06.05 UN
MARIAGE DE REVE
29.04 LA BOITE DE PANDORE / NO POPCORN ON THE FLOOR / MEURTRES A LA
SAINT-VALENTIN / INCOGNITO
22.04 ILS MOURRONT TOUS SAUF MOI ! / 17 ANS ENCORE / LA DERNIERE MAISON SUR LA GAUCHE / STILL WALKING
15.04 UN ETE ITALIEN / OSS 117: RIO NE REPOND PLUS / RACHEL SE MARIE / DANS LA BRUME ELECTRIQUE / LET'S MAKE MONEY / SOIS SAGE