> L'histoire: Jane, jeune actrice paresseuse et sans succès, commence sa journée comme tant d'autres : vautrée dans le canapé, devant la
télé, un joint à la main. Affamée, elle ne peut s'empêcher d'engloutir les gâteaux que son colocataire psychopathe a laissé traîner, ignorant qu'ils contiennent du cannabis. Comprenant qu'elle a
intérêt à les remplacer au plus vite, là voila partie pour un périple complètement surréaliste et enfumé. Parviendra t-elle à passer son casting, rembourser son dealer et
remplacer les fameuses patisseries !?
Après nous avoir bluffés avec Mysterious skin, Gregg Araki revient ce mois-ci avec Smiley
Face. L'occasion pour lui de se frotter à un genre radicalement différent, celui de la comédie barrée. Smiley Face suit la journée rocambolesque de Jane, actrice au chômage qui partage son temps entre joints, chips et internet. En fouillant
dans le frigidaire commun de l'appartement, elle tombe sur une poignée de gâteaux appétissants, s'empresse de les dévorer avant de se rendre compte, bien trop tard, qu'ils étaient bourrés de
cannabis. Complètement stone, Jane va alors vivre l'une des journées les plus folles de sa courte existence. Entre visite d'une entreprise, un tour de grande roue ou une marche arrière en
voiture, tout est bon à tester dans cet état là. La grande qualité de ce long métrage, c'est que le réalisateur profite de son sujet pour créer un film à la forme particulière. Son oeuvre est
construite comme un trip psychédélique, à coup de gros plans (voir très gros), montage clipesque ou effets spéciaux "très spéciaux". Au milieu de tout cela, Anna Faris livre une très grande prestation, avec grimaces et autres têtes hallucinées. Découverte dans la série des Scary movie
(mais aussi dans ce second rôle marquant de Lost in Translation), l'actrice révèle une fois de plus tout son talent comique et s'impose comme une des figures
à suivre de la comédie américaine. Au même titre que Malin Akerman (Les femmes de ses rêves).
Malheureusement, Smiley Face n'est pas la grande comédie qu'il prédisait. L'actrice a beau faire tout ce qu'elle peut, on rit bien trop peu. La faute a un
rythme trop mou qui va à l'opposé de ce qui se passe à l'écran. Au sujet, ensuite, au départ assez rigolo (énorme scène de préparation d'une omelette au cannabis) mais vite répétitif. Force est
de constater que le film tire sur la corde d'un scénario bien trop mince, créant des situations carrément dispensables (attente chez le dentiste). Pourtant, le film possède de vrais moments
comiques à l'image de cette déclaration marxiste que fait Jane au milieu d'une entreprise de cochons. Ou encore cette tentative de sortie de voiture, hilarante. Peut être aurait-il fallu
développer les seconds rôles qui n'existent presque pas. Il aurait été sympa de voir un peu plus toutes ses têtes connues issues de séries télévisés (Adam Brody, notamment, passant de O.C à un dealer rasta). Une déception donc pour ce nouveau Araki qui malgré son potentiel comique évident n'arrive jamais à trouver son public. Ca passe ou ça casse.
> Festival international de Cannes 2007: la quinzaine des réalisateurs
> Festival du film américain de Deauville 2007: avant-première
Crédit photo: Memento films
11.11 L'IMAGINARIUM DU DOCTEUR
PARNASSUS
21.10 LES HERBES FOLLES
07.10 FISH TANK
09.09 TAKING WOODSTOCK
26.08 UN PROPHETE
22.07 BRIGHT STAR
03.06 NE TE RETOURNE PAS / ANTICHRIST
27.05 LOOKING FOR ERIC / JUSQU'EN
ENFER / QUELQUE CHOSE A TE DIRE
13.03 MILLENIUM
06.05 UN
MARIAGE DE REVE
29.04 LA BOITE DE PANDORE / NO POPCORN ON THE FLOOR / MEURTRES A LA
SAINT-VALENTIN / INCOGNITO
22.04 ILS MOURRONT TOUS SAUF MOI ! / 17 ANS ENCORE / LA DERNIERE MAISON SUR LA GAUCHE / STILL WALKING
15.04 UN ETE ITALIEN / OSS 117: RIO NE REPOND PLUS / RACHEL SE MARIE / DANS LA BRUME ELECTRIQUE / LET'S MAKE MONEY / SOIS SAGE