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Sortie: 18 février 2008
> L'histoire: A la fin des années 80, Randy Robinson, dit The Ram ("Le Bélier"), était une star du catch. Vingt ans plus tard, il ne se produit plus que dans des
salles de gym de lycées ou des maisons de quartier... Brouillé avec sa fille, il est incapable d'entretenir une relation durable avec quiconque : il ne vit que pour le plaisir du spectacle et
l'adoration de ses fans. Mais lorsqu'il est foudroyé par une crise cardiaque au beau milieu d'un match, son médecin lui ordonne d'abandonner le catch : un autre combat pourrait lui être fatal.
Contraint de se ranger, il tente de renouer avec sa fille et, dans le même temps, entame une liaison avec une strip-teaseuse vieillissante. Pourtant, son goût du spectacle et sa passion pour le
catch risquent bien de reprendre le dessus et de le propulser de nouveau sur le ring...
Changement de décor pour Darren Aronofsky, ce réalisateur trop souvent sous-estimé, qui après un trip hallucinatoire dans Requiem for a dream puis mystique dans The fountain, revient sur le devant de la scène, un lion d'or en poche, avec The wrestler. L'histoire d'un come-back comme Hollywood raffole, celui d'un catcheur, qui se voit dans l'obligation d'arrêter sa passion pour des problèmes
médicaux, mais surtout celui d'une star, le grand Mickey Rourke. Avec ce film, l'acteur trouve enfin le premier rôle qui le remettra sous le feux
des projecteurs, lui qui s'était déjà fait re-remarqué en tant que second dans Sin City et Domino. Avec Randy, il trouve un personnage à la mesure de son talent, sortant définitivement du gouffre dans lequel il était tombé durant les années 90.
Aronofsky / Rourke, un duo de choc... pour un beau moment de cinéma.
Si The wrestler ne se présente pas comme tel, il prend néanmoins souvent des apparences de documentaire, Darren
Aronofsky ayant fait le choix d'une réalisation fluide, suivant son personnage comme une présence fantôme. Ainsi, le réalisateur appuie sa mise en scène sur de nombreux plans filmant Randy
de dos, marchant droit devant lui, vers le ring, le rayon charcuterie ou la porte de sa caravane. L'occasion pour Aronofsky de construire un récit cohérent
avec lequel il crée l'illusion de donner l'opportunité aux spectateurs de rentrer dans les coulisses du catch. On y découvre un sport extrême où le grand spectacle est le
seul mot d'ordre, les catcheurs préparant à l'avance l'issue des combats, cherchant toujours de nouvelles techniques plus efficaces pour satisfaire leur public. Les combats,
eux, filmés de très prêts et assurer par les acteurs eux-mêmes, se révèlent tous plus violents les uns que les autres et physiquement dur pour le spectateur
comme pour le "vieil" homme, qui n'hésite pas à faire subir à son corps les pires sévices, de l'agrafeuse à la lame de rasoir. Car tout est bon à prendre quand il est question
de contenter ses fans ! Entrer dans les coulisses, c'est aussi découvrir un autre univers, où chaque participant se préoccupe de son adversaire, rendant de l'humanité à cette pratique
si fameuse aux États-Unis mais qui parait, de chez nous, un brin barbare !
Mais coller aux basques
de Randy, qui est de tous les plans, c'est surtout découvrir le parcours exceptionnel d'un homme que seul le show maintient éveillé. Pour lui, la vie est un spectacle, que ce soit
sur le ring ou lorsqu'il faut servir du jambon à des clients pressés. Alors, quand son coeur fera des siennes, l'empêchant de faire ce qu'il aime, il essayera de combler ce vide en renouant
avec sa fille - Evan Rachel Wood - ou en sortant avec Cassidy, une strip teaseuse - Marina Tomey, émouvante -... En
vain. L'appel du public étant finalement trop fort pour cet homme qui vit et vivra éternellement dans l'ombre de sa réussite passée, toujours présente dans l'esprit des fans comme
dans ses jeux vidéos en 2D auquel il joue lui-même encore. Un personnage qui, en cela, semble indissociable de l'acteur qui l'incarne, Mickey
Rourke, star déchue et ancienne gueule d'ange, dont la carrière connue un vide monumentale dans les années 90, période où il préféra se reconvertir dans la boxe, ruinant
définitivement son si beau visage par le jeu et la chirurgie esthétique. Alors, quand Randy montre ses blessures et ses cicatrices à Cassidy, c'est aussi un peu Mickey qui nous les expose... De même quand il remontera sur le ring pour effectuer un dernier coup du bélier, notre coeur tout entier s'embrasant aussi bien pour ce
personnage terriblement attachant que pour cet acteur encore aujourd'hui indispensable à Hollywood et qu'on est bien content de revoir à l'affiche. Et sur ce coup là, Darren Aronofsky n'aurait pas pu faire un meilleur choix, son film trouvant toute sa puissance dans son histoire et celle de sa tête d'affiche, semblant encore plus
émouvant qu'il ne l'était déjà. Une oeuvre poignante, donc, qui séduit par ses faiblesses - car il y en a -, ses personnages tendres malgré leurs aspects bruts et la personnalité et le jeu
de Mickey Rourke. Clap clap.
> Mostra de Venise 2008: Lion d'or
> Golden globes 2009: Meilleur acteur dans un drame, meilleure chanson / Nomination meilleure actrice dans un second rôle
> BAFTA 2009: Meilleur acteur / Nomination meilleure actrice dans un second rôle
> Oscars 2009: Nominations meilleur acteur, meilleure actrice dans un second rôle
Crédit photo: Wild Bunch
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Au
diable Staline, vive les mariés !
Pourtant, si
Après l'excellent remake de
Partant de ce prétexte simple et
d'une histoire assez bidon,













