Dimanche 13 juin 2010 7 13 /06 /2010 14:24

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Décidément... Je ne tiens pas mes promesses ! Depuis mars, l'envie d'écrire et le manque de temps auront eu raison de mon blog. Et alors que je vous promettais un compte rendu détaillé de mon aventure cannoise, celui s'est arrêté au jour 1... C'est dire le peu de motivation et de temps trouvé. Néanmoins, ne pas vous raconter ce qui s'est passé là-bas, malgré les multiples récits de multiples blogueurs, serait pour moi une déception. Parce qu'il faut bien le dire, cette année fut tout à fait particulièrement, elle qui fut placée sous le signe de la chance intégrale. D'abord, parce que j'ai, malgré mon mini badge - oui, oui, le badge cinéphile qui ne vous fait rentrer nul part à moins de faire deux heures de queue -, réussit à voir l'intégralité de ce que je souhaitais voir au festival. Dans la compétition officielle comme dans les compétitions parallèles. Ensuite, parce que cette année fut une moisson tout à fait délirante en terme de rencontres cinématographiques. Rien de plus normal que de voir Catherine Deneuve, Pedro Almodovar ou Alex de la Iglesia à la projection d'un Buñuel. Venir applaudir Xavier Dolan, Michelle Williams ou Ryan Gosling lors de la projection de leurs films. Parler à Louis Garrel - Aaaaaah !. Voir un film un rang devant Tim Burton. Croiser Benicio del Toro à la sortie d'une séance. Faire la fête avec Melvil Poupaud, Grégoire Leprince-Ringuet et Louise Bourgoin. Obtenir un autographe de Mick Jagger !!! Rien que ça.

Une folle et surréaliste année que j'ai vécu dans une bulle euphorique. Le genre d'histoire qui ne vous arrive qu'à Cannes, coupé du monde pendant dix jours, le temps d'un festival toujours aussi enivrant. Endroit où l'on peut se faire fouiller pour voir un film - Hors-la-loi -, ou les gens s'insurgent ou, au contraire, s'extasie bruyamment pendant une séance - incroyable séance de Tamara Drewe -, où l'on passe du rire aux larmes, de la joie à la frustration en un clin d'oeil... Où toute votre journée ne peut tenir que sur la simple question: "Arriverais-je à avoir une place bleue pour tel film ?". De quoi me donner encore plus envie d'y retourer l'année prochaine, malgré mon voyage à l'étranger - dont je vous en reparlerais très bientôt -, histoire de revivre encore des émotions aussi fortes que celles que m'a procuré cette année le festival de Cannes !

Par Limess - Publié dans : Cannes 2010
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Lundi 31 mai 2010 1 31 /05 /2010 18:58

N'ayant pas eu accès à internet lors de mon voyage cannois, c'est donc en différé que je vous livre mon compte rendu de cette semaine de festival. Pour l'occasion, je reprendrais la formidable idée d'Anna: "Quels auraient été mes tweets à Cannes si j'avais disposé d'internet sur mon téléphone". Extraits (en plus de 140 signes)...

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Vendredi 14 / Jour 1

17h00: Sors du boulot, valise, sac(s), duvet et tapis de sol à la main. Rarement été aussi chargée.

17h45: Dans le train... Zzzzzz.

23h00: Cannes, Here I Am !

00h00: Déjà au Petit Majestic, bar préféré des festivaliers. Vient d'y croiser mon boss, gloups.

00h10: Cécile vient d'appeler. Invitation(s) pour la soirée du film "Poison Violent".

01h00: A la soirée. Plus d'alcool (ou il faut apprécier la piquette). Coca, fromage et musique branchée.

01h30: Des hommes nus dans la piscine !

02h00: Deuxième soirée en perspective. Ami-ami avec le vigil. Ambiance purgatoire !

02h10: Mais au fait, on fête quoi ici ?!

02h30: Plus de verres. Décidement. Rien ne nous arrête.

04h00: Retour appart et confidences sous effluves. La nuit va être courte. Le festival, lui, commence bien.

Par Limess - Publié dans : Cannes 2010
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Vendredi 14 mai 2010 5 14 /05 /2010 13:22

 

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Après une loooongue pause indécente et indépendante de ma volonté, le blog reprend des couleurs dès demain - si connexion internet accessible -, le temps du 63e festival de Cannes. Comme l'année dernière, j'essayerais de vous mettre en ligne des comptes rendus de mes journées... Et entre la radio sur place - dès lundi, tous les soirs à 19h sur Radio Campus Paris, pour une spéciale Cannes -, les films et les multiples surprises que nous réserve la croisette, j'essayerais de sur-passer ma rencontre en mode groupie avec Joshua Jackson de l'année dernière... Il parait qu'il revient cette année, les paris sont lancés ! A très vite...

 

Et parce que j'ai des amis formidables, petite bannière que m'a si gentiment confectionné Clément. Merci beaucoup :)

Par Limess - Publié dans : Cannes 2010
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Mardi 11 mai 2010 2 11 /05 /2010 19:03

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Sortie: 12 mai 2010

> L'histoire: Depuis quelques temps, plusieurs adolescents sont hantés chaque nuit par le même cauchemar: un homme, vêtu d'une marinière rouge et verte, atrocement brûlé et défiguré, tente de les tuer de ses quatre longues griffes d'acier particulièrement tranchantes...

"Ne vous endormez pas !" annonce malicieusement l'affiche des Griffes de la nuit version 2010, placardée un peu partout dans le métro parisien. Marketting bien pensé ? Ou lucidité assumée ? Car devant ce nouveau Freddy, la somnolence est bien de mise tant ce remake se révèle fade et inconsistant. Tout commence par une tentative de meurtre dans un dinerKellan Lutz, échappé de Twilight, se retrouve aux prises d'un Freddy bien décidé à en découdre. Freddy Krueger ou ce boogeyman au visage brûlé, tuant ses victimes dans leur sommeil. Il ne faut d'ailleurs pas longtemps pour "comprendre" que nous sommes dans un cauchemar, Samuel Bayer, nouvellement cinéaste, faisant le choix d'une mise en scène kitschouille et appuyée quant il s'agit de concrétiser l'univers onirique. Passant de salles de classes cendrées à un entrepôt désaffecté, se servant du rêve pour user de tous les clichés du genre. Des couloirs vides à la lumière déclinante au grenier poussiéreux. Fonctionnant uniquement sur des jump scares - on coupe la musique et... BOUH -, ce Freddy là en oublie avant tout d'être un film d'ambiance, alignant les meurtres sans jamais s'arrêter sur ces victimes. Il faut dire que les scénaristes ne sont pas là pour faire dans la psychologie, s'appuyant sur la "notoriété" des interprètes principaux, de Kellan Lutz, donc, à Katie Cassidy et Kyle Gallner, échappés l'un et l'autre de Melrose Place 2009 et Veronica Mars. Les transformant à l'écran en simple morceaux de viande. Freddy peut bien leur courir après, on s'en fout et contrefout. 

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Il faut dire que ce Freddy est un excellent exemple d'entertainement au scénario zéro. Accumulant les facilités et les raccourcis de manière déconcertante. A l'image de cette recherche d'informations menée par notre héroïne. Assise devant son ordinateur, la belle tape sur un moteur de recherche les noms de ses anciens camarades de classe et tombe tour à tour sur des news telles que "machin meurt dans son sommeil" ou "dans un accident de voiture"... Avant de tomber sur le blog de l'un d'entre eux. Lui qui se filme en plein désespoir avant de s'endormir devant sa caméra et... BOUH ! Cela en est risible, puis pathétique. Et alors que le couple cherche par tous les moyens à rester éveiller, on en viendrait presque nous aussi à se brûler à l'allume cigare - quoi, que, est-ce vraiment nécessaire de rester éveillé ? - tant ce Freddy semble être la transposition d'un scénario que personne n'a relu. Si Wesley Strick - pourtant scénariste des Nerfs à vif de Martin Scorsese - et Eric Heisserer - futur scénariste de Destination Finale 5 -, essayent d'ajouter quelques éléments nouveaux à l'histoire de Wes Craven, jouant sur une possible présomption d'innocence de Freddy Krueger, au visage plus si terrifiant, le rendant au contraire tout de suite moins effrayant. Freddy n'étant plus un tueur d'enfant mais un pédophile. Est-ce l'époque qui veut ça, elle qui banalise l'acte de vengeance des parents ? Dans tous les cas, ces Griffes de la nuit ne semble avoir d'autres prétentions de faire du chiffre... de quoi donner envie de revenir aux originaux.

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Crédit photo: Warner Bros

Par Limess - Publié dans : En salle en 2010
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Samedi 24 avril 2010 6 24 /04 /2010 18:30

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COUP DE COEUR

Sortie: 21 avril 2010

> L'histoire: Un auteur de théâtre (Pascal Greggory) reçoit, le temps d'une journée, les protagonistes de sa nouvelle pièce: son metteur en scène (Louis-Do de Lencquesaing), son ex-femme (Julie Depardieu), son nouvel amant (Louis Garrel) et une jeune étudiante (Agathe Bonitzer), le temps d'une journée tumultueuse...

Il y a comme un doux parfum d'été chez Jacques Doillon. La table est servie en terrasse, le parasol est de sortie, la journée sera chaude et riche, en émotions, en sentiments. Auguste - formidable Pascal Greggory - reçoit chez lui celle qui hante ses nuits, Harriet - Julie Depardieu, pleine de douceur -, son ex-femme, elle qui vient encore le sortir du lit au petit matin, dans l'attente d'une caresse. Sauf qu'Harriet, elle, est partie depuis longtemps, laissant le créateur sans muse, coincé devant sa machine à écrire, à la recherche de l'inspiration. Alors, à l'approche de cette journée où la belle rentre au foyer, venant parler de cette nouvelle pièce de théâtre, Auguste est comme un fou, guettant à la fenêtre l'arrivée de ses invités. Subissant déception sur déception, par l'arrivée de son étudiante, puis, enfin, de son ex-femme, flanquée de son nouvel amant, Théo, plus jeune, plus beau, incarné par le toujours très sexy Louis Garrel, d'un charisme à toute épreuve. Le temps d'une journée, cette maison provinciale sera alors le témoin d'un curieux et réjouissant marivaudage où le trio amoureux accueillera sans prévenir une quatrième personne, la jeune et frêle Fanny - Agathe Bonitzer, capable de tenir tête à toute la bande -, jeune étudiante rousse, réservée en apparence, cachant plutôt bien son jeu pour son jeune âge.

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Annonçant immédiatement la couleur - "Ce que j'aime au théâtre, c'est qu'on y parle tout le temps. Pas comme au cinéma" -, Jacques Doillon livre, avec Le Mariage à trois, une sorte de ballet des sentiments où au dispositif théâtral se mêle une mise en scène cinématographique au service des acteurs. Dans cette petite bande un peu incestueuse, comédiens, metteur en scène ou auteur, s'inventent des histoires, spéculent sur les actions des uns et des autres, extériorisent sans cesse leurs sentiments afin de pouvoir agir en pleine connaissance de cause. On y parle de sexe comme d'amour, s'échauffant sur les bords d'un ruisseau ou dans l'intimité d'une chambre. Tout y pousse à la jouissance collective, à deux, à trois, à quatre, s'imaginant un monde où l'amour n'a pas de limites, tel des protagonistes de Louis Malle dans Milou en mai. Respectant les codes théâtraux - unité de temps, de lieu, d'action -, Jacques Doillon fait le choix d'une mise en scène basée sur des plans longs, laissant ses acteurs jouer, voguer et s'agiter, sous l'oeil bienveillant de sa caméra. Chacun d'entre eux trouvant son morceau de bravoure dans un dispositif favorisant, au maximum, les duos. Et dans ce joyeux ballet des sentiments, pas un ne faillit à sa tâche, prouvant la capacité de Jacques Doillon à diriger ses acteurs d'une main de maître, lui qui aime à tourner une scène une multitude de fois. Parfaitement rythmé, Le Mariage à trois, s'il en effraiera plus d'un par son côté auteurisant, est de ses bouffées d'air frais du cinéma français, divertissant, enthousiasmant et pétillant, sachant se faire aussi léger et raffiné.

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> Julie Depardieu: Les Femmes de l'ombreLe Bal des actricesLa Femme invisible / Louis-Do de Lencquesaing: Le Père de mes enfants


Crédit photo: Alfama Films

Par Limess - Publié dans : En salle en 2010
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Lundi 5 avril 2010 1 05 /04 /2010 15:45

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Sortie: 07 avril 2004 / En dvd, le 06 avril 2010

 > L'histoire: Après une course de motos dans le New Hampshire, Bud Clay (Vincent Gallo) rentre chez lui, en Californie. A bord de son van, il traversa alors les Etats-Unis, tentant désespérement d'oublier l'unique amour de sa vie, Daisy (Chloë Sevigny).

Peut-on vraiment conspuer une oeuvre pour sa seule scène de fellation ? C'est du moins le traitement qui fut réservé à The Brown Bunny, deuxième film du mégalo mais ultra talentueux Vincent Gallo, ses yeux bleus perçant et son charisme inquiétant. Présenté en sélection officielle du festival de Cannes 2003, The Brown Bunny fait parti de ses oeuvres décriées, ayant fait les choux gras de la presse et la réputation de l'événement. Chaque sélection se réservant un scandale, à l'image de l'Antichrist de Lars Von Trier l'année dernière. Pourtant, The Brown Bunny n'est en aucun cas une oeuvre scandaleuse, apparaissant tout au plus comme celle d'un acteur qui s'aime, partant sur les routes américaines aux côtés d'une équipe relativement réduite. Réalisateur, acteur, scénariste, producteur, Vincent Gallo occupe tous les postes, monopolise l'image, s'affirme en tant que cinéaste à part, proposant un film brut et minimaliste. Bud aime participer à des courses de motos, parcourant les Etats-Unis d'un circuit à un autre. Repartant du New Hampshire vers la Californie. Il rencontrera à une station service une charmante caissière qu'il suppliera de le suivre, avant de tout simplement l'abandonner devant chez elle. Emprisonné par son immense carapace, Bud est tristement solitaire, passant d'une femme à une autre, comme paralysé par le sexe féminin. Paniqué par l'idée même de s'attacher à l'une d'entre elles. Sans appuyer son récit par une série de flash-back explicatifs, Vincent Gallo fait, au contraire, le choix de construire The Brown Bunny comme le portrait d'un homme au présent, visiblement étouffé par un passé inconnu. Allant à la rencontre des parents de Daisy, le grand amour de sa vie, qui semble apparemment avoir disparu de sa vie. Se remémorant leurs embrassades, à bord de ce même van...

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Si The Brown Bunny pourrait paraître, en apparence, comme un road movie dans la grande tradition américaine, c'était sans compter sur la personnalité de Vincent Gallo. Le cinéaste refusant le principe même du genre imposant une série de rencontres sur le chemin du héros, censées l'aider à aller de l'avant. Ici, Bud est seul, croisant, de temps à autre, une fille sur la route avant de reprendre le chemin. Gallo construisant son personnage non pas sur ses rencontres mais sur les paysages qui l'entourent, toujours plus arides, toujours plus désertiques. De la vallée de la mort aux alentours de Yosemite. Rythmé par une musique folk et mélancolique, Vincent Gallo s'applique à dépeindre le portrait d'un homme anéanti, à la recherche de la femme perdue, celle qui partagea ses joies et ses peines. Celle qui le fit souffrir au point de le dégoûter de l'espèce féminine. Elle, c'est Chloë Sevigny, ses boucles blondes et ses tenues folk, femme fantômatique et inattrapable, hantant désespérement le beau Bud auquel Vincent Gallo amène un côté sauvage des plus magnétiques. Magnétique, c'est d'ailleurs le terme que l'on pourrait utiliser pour désigner de The Brown Bunny, road movie mélancolique et contemplatif, filmant sans la mettre en image la perte de l'être cher et la peur qui en découle. C'est à la fois beau et dépressif, poignant et hypnotique, romantique et érotique, minimal mais terriblement puissant.

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Bonus:

Aucun bonus n'est malheureusement proposé dans cette édition dvd, Vincent Gallo ayant tout simplement refusé de transmettre aux éditeurs des interviews, un making-of ou même la version originale de l'oeuvre, présentée au festival de Cannes, dont il ne veut plus entendre parler. La valeur même de ce dvd reposant dans le seul fait que le film n'était jusqu'alors pas disponible dans une version sous-titrée en français.


The Brown Bunny, de Vincent Gallo. Editions dvd Potemkine et Agnès B. Disponible le 06 avril 2010. Prix public conseillé: 16,95 euros.

Par Limess - Publié dans : DVD
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Lundi 5 avril 2010 1 05 /04 /2010 15:30

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Sortie: 10 mars 2010

> L'histoire: Employée comme auxiliaire de vie, Félicia (Cécile Coustillac) passe ses journées au chevet d'Anna (Liliane Rovère), rendue dépendante des suites de la maladie d'Alzheimer. Un soir, le mari d'Anna, Christian (Jean-Baptiste Malartre) ne supportant plus ses conditions de vie, disparaît. Les deux femmes vont alors devoir apprendre à vivre seules, ensemble.

Comment réagir face à une maladie comme l'Alzheimer ? C'est la question sur laquelle se penche Cyril de Gasperis, pour son premier passage derrière la caméra. S'intéressant à la relation entre deux femmes, une patiente et son auxiliaire de vie, le jour où l'homme de la famille leur fait défaut. Abandonnant sa femme de part son incapacité à gérer la maladie. Livrées à elles-mêmes, elles devront alors apprendre à collaborer et à s'apprivoiser, jonglant entre la répétition quotidienne des mêmes gestes et les petits aléas du destin. Centré presque exclusivement sur le personnage de Félicia, l'auxiliaire de vie, L'Absence ressemble à s'y méprendre à La Nana de Sebastian Silva, sorti quelques mois plus tôt. L'apparition d'une autre infirmière dans la vie de ces femmes venant bouleverser leur quotidien, remettant en cause l'implication de Félicia auprès de Liliane. La demoiselle ayant laissé trop longtemps sa vie de côté pour s'occuper de sa patiente. Pourtant, si Cyril de Gasperis tente de mettre avant tout en image le vide bien trop présent dans la vie de Félicia, de part son manque d'ambitions ou de raisons d'exister, sa mise en scène pâlit d'un traitement froid et distancié, s'appuyant sur les troubles intérieurs du personnage et l'image qu'elle tente de donner en surface. Résultat, le manque d'enjeux finit par doucement ennuyer, au point de passer complètement à côté. Dommage.

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Par Limess - Publié dans : En salle en 2010
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Lundi 29 mars 2010 1 29 /03 /2010 19:30
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Sortie: 10 mars 2010
 
> L'histoire: One-Eye (Mads Mikkelsen), un guerrier muet et sauvage, prisonnier d'un chef de clan, parvient à tuer son geôlier grâce à l'aide d'un enfant (Maarten Steven). Ensemble, ils embarquent pour un voyage au coeur des ténèbres, d'un bateau viking à une terre inconnue. Les Vikings devront bientôt affronter un ennemi invisible et terrifiant.
 
"Quand j'ai proposé le rôle principal de mon film à Mads Mikkelsen, je lui ai dit: Tu incarneras un muet, quasiment nu, avec un oeil crevé. Ah... et je n'ai pas de scénario !". Voilà à quelques mots prêts les termes de Nicolas Winding Refn, réalisateur de la trilogie Pusher et de Bronson, lors de la présentation du Guerrier silencieux au public, ajoutant un inopiné "J'espère que vous déjà pris de l'acide afin de savoir ce qui vous attend". Soit. Il n'en fallait pas plus pour attiser la curiosité de quelques centaines de spectateurs surexcités. Il faut dire que Le Guerrier silencieux est ce qu'on pourrait appeler une oeuvre conceptuelle, tant elle prend de court, se jouant des règles de la narration classique. Laissant Mads Mikkelsen, donc, déambulé le torse nu, tatoué, dans les montagnes nordiques, étriper ses adversaires avec une rage sans nom. Il faut dire que le cinéaste n'y va pas de main morte dans cette chronique de la violence et de la folie, filmant frontalement le spectacle de la mort. Filtres rouges et bleus, atmosphère oppressante, destructuration du récit, Le Guerrier silencieux est de ses oeuvres déconcertantes et atypiques. Arriviste pour certains, génie pour d'autres, Nicolas Winding Refn vogue ici entre Herzog - la folie grandissante - et Tarkovski - ambiance brumeuse -, livrant un long métrage peu accessible. Il faut alors accepter de faire le vide devant cette oeuvre contemplative à outrance, au risque de passer quelque peu à côté. Ce qui n'est, malheureusement, pas une tâche des plus simples...

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> Mads Mikkelsen: Coco Chanel & Igor Stravinsky

Par Limess - Publié dans : En salle en 2010
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